© AFP - Miguel Medina
Vittoz : "Ma motivation, ce sont les JO"
Publié le 20 novembre à 17:15
Chef de file du ski de fond français depuis plusieurs saisons, Vincent Vittoz s’apprête à prendre part à la première manche de la Coupe du monde, ce week-end, en Norvège. Mais ce sont bien les JO qui hantent l’esprit du Français.
- La Coupe du monde qui débute samedi à Beitostoelen est-elle un objectif à part entière ?
- "Je ne vise pas le classement général de la Coupe du monde. Dans
l’optique des JO, la Coupe du monde vient plutôt valider le travail que tu fais l’été. L’année où je suis champion du monde (2005, NDLR), j’ai gagné trois Coupes du monde avant : cela montre ton niveau et peut permettre d’aborder les JO avec plus de confiance. On peut gagner en début de saison et avoir une médaille, comme ne pas en avoir. Il n’y a pas de vérité. J’espère faire un bon début de saison et notamment un bon Tour de Ski. Je ferai ensuite des impasses en janvier."
- Le Tour de Ski justement, c’est le grand rendez-vous de l’hiver avant les JO...
- "C’est une épreuve qui ne m’a jamais réussi, alors que j’ai montré dans les finales de 3-4 jours que je pouvais être performant (2e en 2009, 1er en 2008, NDLR). Quand je dis réussir, cela serait de finir sur le podium ou d’être dans le top 5 et cela passe par de gros coups sur certaines étapes. Le parcours m’est plus favorable, car il y a une étape en plus, un 30 km "skate"."
- Qu’attendez-vous de vos quatrièmes JO ?
- "L’objectif, c’est la médaille qui manque à mon palmarès. Ce sont certainement mes derniers JO. Du coup, ma dernière chance de médaille olympique. J’aimerais l’offrir au ski de fond français. Cela concrétiserait une belle carrière, même si je vis très bien sans. Pour l’instant, je n’ai pas de trop bons souvenirs olympiques. J’aborde ces JO en étant moins favori qu’en 2006 (il était champion du monde en titre de poursuite, NDLR), car ça fait trois ans que je suis moins clinquant. Je sais que je peux faire des podiums. Je suis plutôt outsider."
- Savez-vous déjà ce qui se passera pour vous après Vancouver ?
- "Les JO sont la fin d’un cycle et derrière, il y a toujours une remise en question. Actuellement, ma motivation pour l’entraînement, ce sont les JO. Je ne sais pas ce qu’il y aura derrière. C’est du 50-50, même s’il y a des beaux trucs à venir après, comme les Mondiaux-2011 à Oslo."













































































































